Samedi 5 novembre 2011 6 05 /11 /Nov /2011 10:56

Cela fait des années maintenant que le poker en ligne est la source de nombreux débats au sein de l'Hexagone, tant sur le plan légal que sur le plan financier et fiscal; et dernièrement le côté fiscal de ce jeu a tendance à grandement ressortir.

Depuis 2010, le poker en ligne en France est devenu officiellement légal, sous certaines conditions. Des conditions qui sont mises en vigueur par un organisme créé par la loi "sur l’ouverture à la concurrence du secteur des jeux d’argent et de hasard en ligne" : l'Autorité de Régulation des Jeux en Ligne (ARJEL).

 

 
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l'ARJEL, la loi en 2010 et ses conséquences


L'ARJEL fut créée afin d'envelopper l'industrie des jeux d'argent sur internet dans un système légal, et avec elle, plusieurs règles strictes furent mises en place dans le but de contrôler les divers aspects des jeux d'argent. Par exemple, l'obtention obligatoire par un opérateur (dit "room", salle en anglais) d'une licence pour qu'il puisse exercer dans le pays.

Parmi les autres mesures, de nouvelles taxes, la restriction du marché sur le territoire français et autres; maintes directives qui au final affectent grandement les bénéfices générés par l'ensemble du marché.

Ainsi un opérateur licencié se doit de payer certaines taxes, le joueur aussi paye une taxe à hauteur de 2% de ses mises et voit son taux de retour plafonné à 85%. En 2010, le monde du poker en ligne se sentait déjà menacé par ces mesures, estimant la fiscalité trop forte.


La situation actuelle, les demandes de chacun et la réponse du gouvernement


Un an plus tard, le marché n'a pas belle allure : tous les opérateurs ne dégagent aucun bénéfice en France. Les raisons avancées sont la fiscalité en effet trop forte, la nature des taxes appliquées et le fait que le nombre de joueurs n'a pas augmenté.

Les opérateurs ont affirmé qu'il fallait s'orienter vers la taxation du Produit Brut de Jeux (PBJ) plutôt que vers la taxation des mises des joueurs. Un changement estimé nécessaire. En Septembre dernier, l'ARJEL avait même rédigé un rapport allant dans le même sens, recommandant de faire baisser la fiscalité des jeux d'argent en ligne en s'alignant sur le modèle européen.

Ce à quoi le gouvernement a répondu par la négative. Dans un rapport rendu le 26 Octobre par Valérie Pécresse, il est affirmé que modifier la fiscalité en faveur d'une taxation sur le PBJ représente un risque d'évasion fiscale, du fait que cela reviendrait à taxer les "rooms" sur leur revenu et non sur leur chiffre d'affaire. Pire encore, Valérie Pécresse souhaite renforcer la fiscalité sur les joueurs, en proposant que les joueurs de poker payent l'impôt sur le revenu.

Seulement voilà, si le gouvernement venait à essayer d'imposer les joueurs, ces derniers auraient gain de cause grâce à la loi elle-même qui établit que toute somme obtenue par un jeu de hasard n'est pas imposable. Le gouvernement parle donc maintenant de modifier la loi pour pouvoir imposer, en affirmant que "le facteur de hasard s'efface devant le savoir-faire de certains joueurs".

Mauvaise réponse, étant donné que les opérateurs ont été clairs sur le sujet : soit la taxe est modifiée, soit ils se retirent du marché français. Quant aux joueurs, une écrasante majorité a déjà pris sa décision : "si le poker en ligne devient imposable, soit j'arrête, soit je quitte le pays".


Une meilleure solution, pour tout le monde


Il serait tout à fait compréhensible pour chaque citoyen de penser que ces "menaces" soient signes de cupidité. L'argument semble correct : en temps de crise, il serait irraisonnable de diminuer les taxes appliquées au poker en ligne. Et pourtant, c'est faux.

Tout d'abord car le poker en ligne ne dépend pas de l'État. Il repose sur des opérateurs qui doivent dégager un bénéfice, ainsi que sur des joueurs qui, pour être à l'aise au niveau de l'argent du jeu, ne doivent pas sentir l'étreinte fiscale se resserrer sans arrêt. Il existe une notion capitale que chacun doit comprendre : sans les joueurs, les opérateurs ne font pas de bénéfice et se retirent de France, et l'État cesse donc de percevoir l'argent généré, faute d'entreprises à taxer. Pour faire simple : il n'est pas possible d'imposer une industrie qui n'existe plus.

Or, la fiscalité actuelle nous emmène vers un retrait inévitable des opérateurs. La taxe est trop importante (aujourd'hui, 35%). Les "rooms" et l'ARJEL sont d'accord : il faut la modifier et imposer le PBJ. Cela permettrait aux opérateurs de répartir la charge de la taxe de manière plus équitable, ce qui optimiserait la productivité du marché.

Ainsi, taxer le PBJ produirait les mêmes recettes tout en bénéficiant les "rooms" (malgré le fait que le taux actuel de la taxe serait toujours trop fort), à condition de faire en sorte d'imposer le chiffre d'affaire et non le revenu, pour prévenir l'évasion fiscale. Si le gouvernement peut modifier la loi pour imposer le poker en se basant sur le fait que le savoir-faire de certains joueurs diminue le facteur de hasard (faisant toujours du poker en jeu de hasard, soit dit en passant), pourquoi ne serait-il pas capable d'élaborer une loi qui permettrait de taxer les opérateurs sur le PBJ tout en se protégeant de l'évasion fiscale ?

 

 

 

Sources : PokerStrategy //  PokerNews

Par Kévin Bernier - Publié dans : France
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Samedi 5 novembre 2011 6 05 /11 /Nov /2011 09:07

Depuis des années maintenant, le poker en ligne est la source de (très) nombreux débats au sein de l'Hexagone, tant sur le plan légal que sur le plan financier et fiscal; et dernièrement le côté fiscal de ce jeu a tendance à grandement ressortir.

 

 

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Avant mai 2010, jouer au poker en ligne pour de l'argent réel était considéré comme illégal en France. Illégal certes, mais malgré tout largement pratiquée, cette activité générait des sommes d'argent colossales, chiffrées en milliards d'euros, et dont l'intégralité échappait totalement au gouvernement et au fisc français. Pas un seul centime gagné par les joueurs ou par les opérateurs de poker en ligne (appelés "rooms", salle en anglais) était soumis à la moindre taxe ou à la moindre imposition. Ceci dit, en 2010, après des années passées dans le noir au niveau de la légalité et de la légitimité du poker, la France a décidé de trancher et a ainsi accepté de le rendre officiellement légal, sous certaines conditions. Des conditions qui doivent être appliquées à la lettre, sont absolument nécessaires à la bonne pratique du jeu dans le pays, et qui sont mises en vigueur par un organisme créé par la loi "sur l’ouverture à la concurrence du secteur des jeux d’argent et de hasard en ligne" : l'Autorité de Régulation des Jeux en Ligne (ARJEL).

 

 

L'ARJEL, la loi en 2010 et ses conséquences

 

 

L'ARJEL est une autorité administrative indépendante de l'État, créée uniquement dans le but de réguler les jeux d'argent sur internet. Chaque membre qui la compose est appointé soit par le Président de la République, soit par l'Assemblée Nationale, soit par le Président du Sénat. Comme son nom l'indique, elle fait figure d'autorité pour tout ce qui concerne les jeux d'argent en ligne, chaque décision qu'elle prend et chaque loi qu'elle établit se doit d'être respectée, et ses recommandations doivent être entendues par l'État. Voilà pour la petite définition. Dans cet article, nous allons cependant nous concentrer sur les régulations mises en place par rapport au poker en ligne uniquement.

Ainsi, quand l'ARJEL fut créée afin d'envelopper l'industrie des jeux d'argent sur internet dans un système légal, plusieurs règles strictes furent mises en place dans le but de contrôler les divers aspects des jeux d'argent, des potentiels problèmes d'addiction jusqu'à la taxation des "rooms" et des joueurs, en passant par les conditions que ces mêmes "rooms" doivent remplir pour bénéficier de l'autorisation de pratiquer en France. En effet, avant qu'une société comme PokerStars (leader mondial du poker en ligne) puisse légalement s'installer en France et proposer ses services à la populace, elle se doit de consulter l'ARJEL et de se soumettre à ses modalités dans le but d'obtenir une licence de jeu, seule autorisation légale permettant aux différentes sociétés d'étendre leur business sur le territoire français.

En plus de ces licences obligatoires, la loi prévoit d'autres mesures, comprenant de nouvelles taxes, la restriction du marché sur le territoire français (les français ne peuvent jouer qu'entre eux) et autres; tout un ensemble de directives qui au final affecte grandement les bénéfices générés tant par les joueurs que par les opérateurs.

Ainsi, après avoir été licencié, l'opérateur se doit de payer certaines taxes - s'avérant très fortes aujourd'hui - le joueur doit payer une taxe à hauteur de 2% de ses mises, et voit son taux de retour plafonné à 85% maximum. En 2010, le monde du poker en ligne se sentait déjà très menacé par ces mesures, estimant la fiscalité envers les "rooms" et envers les joueurs trop forte. A l'annonce même de ce projet de loi, beaucoup de joueurs avaient décidé soit d'arrêter le poker en ligne, soit de s'expatrier pour pouvoir continuer à jouer sans devoir verser une partie estimée trop grande de leurs gains.

 

 

La situation actuelle, les demandes de chacun et la réponse du gouvernement

 

 

De ce fait, un an plus tard, le marché du poker en ligne n'a pas belle allure, et il est largement confirmé qu'à l'heure qu'il est, tous les opérateurs sans exception ne dégagent aucun bénéfice substanciel de leurs affaires en France. Les raisons avancées par ces mêmes opérateurs sont la fiscalité trop forte, la nature même des taxes appliquées et le fait que le nombre de joueurs n'a pas réellement augmenté en un an. Effectivement, le nombre de joueurs français demeure le même, notamment à cause de ceux qui ont arrêté le poker dès 2010, qui furent trop nombreux pour que leur départ puisse être compensé par les nouvelles arrivées qui ont eu lieu.

Les opérateurs eux-mêmes se sont exprimés, en affirmant qu'il était nécessaire de modifier la taxe, en s'orientant vers la taxation du Produit Brut de Jeux (PBJ) plutôt que vers la taxation des mises des joueurs. Certains de ses opérateurs ont insisté sur le fait qu'un tel changement était nécessaire, car autrement ils viendraient à se retirer du marché français, celui-ci leur coûtant trop d'argent sans leur rapporter assez. Une telle modification devrait élargir leurs bénéfices, ce qui leur permettrait d'investir dans de la publicité pour attirer plus de joueurs, d'alléger la commission prélevée sur chaque joueur par l'opérateur ( dite rake); ce qui satisferait les joueurs anciens en plus des nouveaux, et qui par conséquent ménerait à une situation plus fluide et à un marché plus productif. En Septembre dernier, l'ARJEL avait même rédigé un rapport allant dans le même sens que les suggestions faites par les "rooms", en recommandant au gouvernement de revoir la loi et, notamment, de faire baisser la fiscalité des jeux d'argent en ligne en s'alignant sur le modèle européen (dont seule la France diffère).

Ce à quoi le gouvernement a répondu, le 26 Octobre, par un gros et grand "NON". Dans un rapport rendu par Valérie Pécresse, il est affirmé que modifier la fiscalité en faveur d'une taxation sur le PBJ représente un risque d'évasion fiscale, du fait que cela reviendrait à taxer les opérateurs sur leur revenu et non sur leur chiffre d'affaire, ce qui leur permettrait aux opérateurs de demander à se faire imposer selon les règles du pays dans lequel ils sont établis, et non celui dans lequel ils proposent leurs services. Le gouvernement y est donc fermement opposé. Pire encore, Valérie Pécresse souhaite renforcer la fiscalité sur les joueurs, en proposant que les joueurs de poker dits "professionnels" soient dans l'obligation de payer l'impôt sur le revenu, en plus des autres taxes déjà en vigeur.

Seulement voilà, si le gouvernement venait à exiger telle chose des joueurs de poker et essayait de les imposer sur leurs bénéfices, ces mêmes joueurs auraient gain de cause grâce à la loi elle-même qui établit que toute somme obtenue par un jeu de hasard n'est pas imposable, qui fait donc jurisprudence. Et c'est là tout le coeur du débat. Le gouvernement parle en effet maintenant de modifier la loi, en affirmant que "le facteur de hasard s'efface devant le talent et le savoir-faire de certains joueurs, et que les gains obtenus par une performance régulière sont par conséquent imposables". Une proposition très mal accueillie par la communauté française du milieu, largement considérée comme la goutte qui fait déborder le vase, étant donné qu'imposer les joueurs sur leurs gains reviendrait à diminuer une fois de plus leurs bénéfices, ce qui rendrait quasiment nulle la rentabilité du poker en ligne.

Mauvaise réponse donc, étant donné que les opérateurs ont été clairs sur le sujet : soit la taxe est modifiée, soit ils se retirent du marché français. Quant aux joueurs, une partie d'entre eux s'était déjà exprimée très clairement lorsqu'ils ont arrêté de joué avant même que la loi soit appliquée, et la totalité de ceux qui ont décidé de rester a déjà pris sa décision : "si le poker en ligne devient imposable, soit j'arrête, soit je quitte le pays".

 

 

Une police gouvernementale contre-productive

 

 

Oui, contre-productive. C'est le mot que j'ai utilisé et que je maintiens. Actuellement, il est clair que le poker en ligne est un business fragile en France, une corde déjà faible sur laquelle l'État applique de plus en plus de pression dans le but d'engranger plus d'argent. Ne vous détrompez pas, je ne suis pas pour une évasion fiscale en faveur des joueurs. Le citoyen qui va travailler chaque jour et contribue comme il le devrait a le droit de se sentir révolté par le joueur de poker qui gagne trois fois son salaire en jouant aux cartes devant son ordinateur, le tout sans payer d'impôts. Non non, le poker en ligne devrait définitivement être taxé, et une partie de cet argent doit être perçu.

Ceci dit, il me paraît évident que le gouvernement français s'y prend de la mauvaise manière, à un degré assez fort. Principalement parce que le poker en ligne ne dépend pas de l'État, et que bien qu'il soit normal que ce dernier percoive une partie de l'argent généré par cette industrie, il se doit de faire attention aux bénéfices générés par ceux-mêmes qui lui permettent de toucher cet argent. Il est important de réaliser une chose : le business du poker en ligne n'existerait pas sans les opérateurs qui ont décidé de s'installer en france, et il ne continuerait pas d'exister sans les joueurs qui choisissent d'investir leur argent dans le jeu. A fortiori, l'argent que le gouvernement perçoit actuellement n'existerait pas non plus si les opérateurs décidaient de se retirer, ou si les joueurs décidaient d'arrêter de jouer.

C'est une question de logique, et la question est des plus simples. Pour que l'État continue d'engranger de l'argent grâce au poker en ligne, il se doit de satisfaire au moins partiellement les demandes et les besoins des joueurs et des opérateurs, auquel cas l'un ou l'autre n'aura plus aucun intérêt à investir en France, et toute somme que le gouvernement touchait grâce à l'imposition de cette industrie disparaîtra, purement et simplement. Or, la politique de la France est de maintenir la fiscalité sur les opérateurs, déjà considérée trop forte, et de diminuer encore les gains des joueurs en leur faisant payer l'impôt sur le revenu. Revenons à la métaphore de la corde pour plus de clareté : à l'heure actuelle le gouvernement s'applique à appuyer de plus en plus fort sur un point de la corde déjà trop affaibli afin d'extriquer le maximum d'argent sans penser au long-terme, et sans même imaginer que cette corde pourrait très bientôt se casser, coupant définitivement tout revenu que l'État pourrait percevoir.

Le gouvernement ne devrait-il donc pas prendre en considération ce long-terme, et diminuer ou modifier la pression appliquée sur la corde afin de pouvoir continuer à percevoir une somme d'argent certainement non-négligeable (et très nécessaire en ces temps de crise) au fil des années, plutôt que de continuer a appuyer aveuglèment jusqu'à ce que cet argent quitte nos frontières ?

 

 

 

 

 

Sources : PokerStrategy.fr // PokerNews.com

Par Kévin Bernier - Publié dans : France
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Mercredi 1 septembre 2010 3 01 /09 /Sep /2010 11:25

C'est une nouvelle bombe médiatique lâchée par WikiLeaks qui touche le gouvernement américain aujourd'hui, à travers un rapport de la CIA concernant le risque - perçu comme très réel par l'agence - que les USA soient considérés comme un "exportateur de terroristes".

 

 

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Logo de la CIA

 

 

Ce document, très précis, est construit comme une synthèse et expose différents arguments et exemples capables de jouer en la défaveur du gouvernement américain si jamais celui-ci venait à être soupçonné d'incuber un certain pourcentage de terroristes dans le monde entier, et ce qui en découlerait.

 

Pour commencer, il est affirmé dans le rapport que "le nombre croissant de terroristes islamistes d'origine américaine s'attaquant à d'autres citoyens américains a attiré beaucoup d'attention" tandis que "les terroristes nés aux USA exportés à l'étranger dans le but de frapper d'autres citoyens non-américains ont été, quant à eux, beaucoup moins méditatisés". Plusieurs exemples justifiant ces déclarations sont ensuite donnés, comme l'émigration l'an dernier de cinq jeunes hommes originaires de Virginie du nord vers le Pakistan afin de rejoindre les Talibans, ou comme le départ de plusieurs docteurs d'origine juive pour Israel dans le but de faire partie de groupes extrémistes et de conduire différents attentats contre la Palestine.

 

Le compte-rendu continue ainsi en citant d'autres exemples de terroristes, toujours d'origine américaine, agissant pour des réseaux autres que la célèbre Al-Qaida et opérant à Londres, en Inde et partout dans le monde.

 

La CIA exprime ensuite à travers ces lignes son inquiétude quant aux conséquences néfastes que pourraient avoir ces révélations sur le plan international, et notamment par rapport à l'influence de la justice américaine à l'étranger. Parmi ces conséquences, le "manque de coopération de la part des autres pays dans le cadre de la lutte contre le terrorisme" est vu comme l'une des plus grandes menaces ; étant donné que les États-Unis sont actuellement les leaders incontestés de cette lutte et disposent d'une certaine priorité dès qu'il s'agit de l'extradition d'un terroriste par exemple, il serait en effet dévastateur pour eux de perdre cette priorité et de devoir partager la plupart des résultats obtenus dans la guerre contre le terrorisme, le tout à cause du nombre important de citoyens (ou d'ex-citoyens) américains faisant eux-même partie de l'entité à combattre.

 

Le rapport entier, infiniment plus détaillé, est disponible ici.

 

 

 

 

Source : WikiLeaks

Par Kévin Bernier - Publié dans : Monde
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Mercredi 25 août 2010 3 25 /08 /Août /2010 20:24

WikiLeaks est un site créé en 2006 et qui a pour but de rassembler puis de diffuser des archives gouvernementales et souvent classées top secrètes, le tout en toute gratuité. Sous le feu des projecteurs depuis quelques mois, le site est notamment responsable de la publication de documents confidentiels sur la guerre en Afghanistan (au nombre de 77 000) et s'est ainsi transformé en véritable cybercible pour la CIA et pour la justice américaine en général.

 

 

 

wikileaks.jpg

Logo de WikiLeaks.org

 

 

Aujourd'hui, WikiLeaks récidive et met à disposition de tout l'Internet une synthèse des auditions de l'affaire Marc Dutroux, pédophile belge tristement renommé et condamné à la prison à perpétuité pour ses crimes en juin 2004.

 

La synthèse se présente sous la forme d'un format .pdf de 1235 pages, que le site décrit comme un "résumé des dates, personnes, communications et transferts financiers les plus importants dans l'affaire Dutroux". WikiLeaks trace aussi un court portrait du pédophile, le qualifiant de "figure importante au sein du milieu criminel européen" et mentionne également les "connexions qu'avait ce dernier avec plusieurs membres corrompus des forces de l'ordre et du gouvernement belges". Bien que la Belgique tienne WikiLeaks pour seul responsable de la publication de cette synthèse, le site affirme qu'elle aurait été lâchée sur le Web par un certain Jean Nicolas, journaliste luxembourgeois fondateur de investigateur.info.

 

Il est important de rappeler que depuis l'affaire des documents sur la guerre en Afghanistan, l'un des principaux acteurs de WikiLeaks, Julian Assange, a été soupçonné de viol par la justice suédoise, qui s'est rétractée de ces accusations quelques heures à peine après les avoir prononcées. Le même Julian Assange a aussi fait l'objet de bien des reportages et bien des chroniques partout dans la presse, tant le personnage est curieux et entouré de mystère, car il apparaît que même sa date de naissance nous est inconnue.

 

 

 

 

 

Sources : WikiLeaks, Le Post, BFM TV, Rue89, Slate.fr

Par Kévin Bernier - Publié dans : Monde
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Mardi 17 août 2010 2 17 /08 /Août /2010 23:09

Il a récemment été contasté que la Chine, qui comme chacun le sait incarne la puissance montante du moment, a atteint la deuxième marche sur le podium de l'économie mondiale. Le "Pays du Milieu" a en effet, pendant ce deuxième trimestre de 2010, surpassé le PIB du Japon d'un peu moins d'une centaine de milliards de dollars (1.336,9 milliards de dollars pour la Chine contre 1.288,3 pour le Japon), lui ravissant par conséquent la seconde place.

 

 

 

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Liasses de Yuans, la monnaie officielle de la Chine

 

 

Il semblerait cependant que cette situation soit plus la conséquence directe des difficultés rencontrées par le Japon que de l'ascension de la Chine en soi, celle-ci ne demeurant pas moins fulgurante pour autant. Car, comme le rappelle Rue89, il y a cinq ans, le PIB chinois ne correspondait qu'à la moitié du PIB japonais, ce qui donne une idée plutôt claire de la croissance économique chinoise sur les dernières années. Le géant que représente désormais la Chine possède malgré tout un talon d'Achille, étant donné que la grande majorité des familles chinoises sont défavorisées, et que leurs revenus sont à des années lumières des familles d'autres puissances mondiales telles que les États-Unis ou, une fois encore, le Japon.

 

Néanmoins, les pronostics quant au titre de deuxième puissance mondiale pour l'année 2011 s'annoncent en faveur de la Chine, puisque le Japon lui-même estime que son nouveau rival le dépassera définitivement d'ici deux ans, au plus tard. Le pays du soleil levant, qui, après avoir passé les dix dernières années à s'imposer comme l'une des contrées les plus avancées au monde, jette en regard de plus en plus pessimiste sur ses finances et cherche maintenant à s'implanter à l'étranger (et notamment, ironiquement, en Chine) dans le but de résoudre ses problèmes et surtout de rembourser sa dette, qui représente aujourd'hui 200% de son PIB, soit plus de 7 950 milliards d'euros.

 

Maintenant, et en prenant en compte le fait que la Chine a largement su tirer profit de la crise financière qui s'est abattue sur les autres grands de ce monde, il tiendra à ces derniers de spéculer quant au rôle que jouera la fameuse République Populaire dans les années à venir, autant sur le plan financier que le plan politique, tant on sait que l'un et l'autre sont étroitement liés.

 

 

 

 

 

Sources : Rue89, NouvelObs, L'Expansion

Par Kévin Bernier - Publié dans : Monde
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